Le magazine des gens curieux

Numéro #39 Juin/juillet/août

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Sujets à paraître

Delage à Goodwood

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Rencontre avec Daniel Baekkegard

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Découverte de la Toscane

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Essai de l'Audi A8 60 TFSI e

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Dans les cuisines de la cheffe trois étoiles Michelin Dominique Crenn

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Essai de la nouvelle Ferrari 296 GTB

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L'ESSAI DU MOIS : BMW M240i

L'édito du moment

Ce nuage qui nous veut du bien

 

Il y a quelques semaines, je discutais avec un ami, un journaliste chinois passionné comme moi d’automobile. Nous discutions de tout, de rien, de réseaux sociaux et de journaux. Et lui de me vanter la puissance de ses réseaux locaux. Moi de lui rétorquer qu’à en interdire les versions occidentales, les YouTube et Facebook américains qui nous font tellement de bien, les chinois avaient su conserver la main sur l’audience fabuleuse que représente leur immense population. Sauf que selon lui, il n’y a ni censure ni interdiction là-dedans, juste l’obligation pour les sociétés qui veulent opérer en Chine de stocker les données… en Chine. Ce que les deux géants américains auraient toujours refusé selon lui. Une simple histoire de souveraineté de données à respecter qui leur interdit l’accès à cet eldorado numérique qu’est l’empire du milieu. C’est un point bloquant dans l’écosystème digital, pour ces sociétés reposant sur le « cloud » que le stockage des datas. Il faut dire qu’il y en a des millions de teraoctets, tous les jours, de musique, de photos, de films mais aussi de choses bien plus puériles ou plus sensibles. Les avantages liés à cette architecture virtuelle sont nombreux, comme d’accéder partout à tout, d’une simple connexion internet. Mais les inconvénients le sont tout autant, avec les problèmes induits par le stockage de ces données, toutes soumises aux lois locales. L’autre chose qui me chagrine avec ce cloud, est qu’avant, quand je mettais un vinyle sur ma platine, peu de gens savaient ce que j’aimais et écoutais. Maintenant, avec le streaming, « tout le monde » peut le savoir, en temps réel. Surtout, cela vaut aussi pour ce que je regarde sur mon téléviseur ou ce que je fais sur mon ordinateur. De plus en plus de logiciels ne fonctionnent même plus offline, nous obligeant à nous connecter et à partager nos données. Et même si cela rend parfois des service, et que je ne suis pas paranoïaque, j’ai du mal à croire que c’est toujours pour mon bien. Et vous ? 

C. Boulain

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À propos

Un magazine pas comme les autres

Tout est parti d'une idée simple, créer le magazine, print et digital, que nous voulions lire lors de nos déplacements en avions ou en trains, quand le temps s'arrête un instant. À l'origine de Followed, fin 2014, une bande copains, journalistes, photographes, quadras et curieux, qui ont compris depuis déjà pas mal d'année que le plus important dans la vie, ce sont les rencontres et les gens, ceux qui font, qui pensent et qui avancent. Car un objet n'est fabuleux que si son concepteur l'est aussi. À nous de vous les présenter.

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