Des découvertes

des rencontres et

des voyages

Numéro #38 Mars/Avril/Mai

Sujets à paraître

Essai de la nouvelle Ferrari 296 GTB

Essai de la nouvelle Ferrari 296 GTB

Comprendre comment bien acheter ou vendre une montre avec Romain Réa

Comprendre comment bien acheter ou vendre une montre avec Romain Réa

Rencontre avec le photographe Fabien Voileau

Rencontre avec le photographe Fabien Voileau

Dans les cuisines de la cheffe trois étoiles Michelin Dominique Crenn

Dans les cuisines de la cheffe trois étoiles Michelin Dominique Crenn

City Trip à San Francisco en vélo électrique

City Trip à San Francisco en vélo électrique

Essai de la Lexus LC 500 Cabriolet

Essai de la Lexus LC 500 Cabriolet

L'actualité sélectionnée par la rédaction

L'édito du moment

Un monde virtuellement fou

 

Un rappeur américain investit dans un univers virtuel sur internet, un footballeur italien achète une île dans un autre monde parallèle, et c’est au tour d’un tennisman suisse d’imaginer un tournois de tennis dématérialisé, où l’on pourra tous s’y mesurer. Tous, à condition d’avoir payé en crypto-monnaie son droit d’entrée. Évidemment. Et c’est toute la sphère digitale qui s’enflamme pour ce qu’elle appelle les métavers, cette contraction de méta et d’univers, cette notion un peu floue développée dans les années soixante, que les gamers, ces joueurs en ligne, avaient rendu plus évidente au début des années 2000 avec les jeux Active Worlds, Second Life ou même les Sims. Mais il aura fallu que trois « prix Nobel » s’y intéressent pour capter l’attention du public, pour que l’on fantasme sur ces univers virtuels créés de toutes pièces dans lesquels nous pourrions nous balader, explorer et pourquoi pas vivre. Facebook, récemment rebaptisé Meta, promet même de réinventer toutes les tâches quotidiennes avec son Métavers, même de nous rendre les visioconférences plus interactives, plus plaisantes. Nous pourrions y porter des vêtements achetés en ligne, être plus bronzés qu’en vrai, sans doute aussi plus sympa. Là ça pourrait m’intéresser. Mais tout cela sert à quoi ? Un investisseur anonyme, sans doute le Nobel du rap lui-même, a acheté la parcelle à côté de la sienne dans son monde imaginaire, pour faire monter les enchères. Son voisin pourra assister à ses fêtes virtuelles, côtoyer les autres penseurs de la musique virtuellement invités par Snoop à s’amuser. Drôle de privilège, car rien n’empêchera « Doggy » de créer un second univers pour vendre en double tous les services auquel il a pensé. C’est le problème de ces univers virtuels où tout est possible. L’île de Marco Verratti, dans The Sandbox, sera sans doute moins belle que celle d’un autre génie aux pieds agiles… dans un autre univers. Et le tournois de Stan the Man, sera-t-il au niveau de celui d’un autre tennisman qui en aura dupliqué l’idée ? Alors à quoi cela sert-il ? À faire croire qu’on pourra vivre dans un 20 m2 en banlieue, mais une fois nos lunettes de réalité virtuelle (rien que le terme m’exaspère) enfilées, se retrouver dans un loft à Miami, face à l’océan. Même pas. Car pour cela, il faudra payer, comme dans la vraie vie. Il faudra débourser de l’argent, mais pour des choses qui n’existent pas réellement. Un coup de génie n’est-ce pas. Pendant ce temps là, dans la vraie vie, la Russie de Vladimir attaque l’Ukraine, un scénario que personne n’avait imaginé. Une sorte de réalité augmentée dont on se serait bien passé. Le monde est fou.

C. Boulain.

FLD36.png

À propos

Un magazine pas comme les autres

Tout est parti d'une idée simple, créer le magazine, print et digital, que nous voulions lire lors de nos déplacements en avions ou en trains, quand le temps s'arrête un instant. À l'origine de Followed, fin 2014, une bande copains, journalistes, photographes, quadras et curieux, qui ont compris depuis déjà pas mal d'année que le plus important dans la vie, ce sont les rencontres et les gens, ceux qui font, qui pensent et qui avancent. Car un objet n'est fabuleux que si son concepteur l'est aussi. À nous de vous les présenter.

Followed 31.png